Touche pas à mes économies !

Publié le par business-intelligence-analyse-bia

Notre épargne risque de nous coûter ! Des banques en Europe ont appliquées des intérêts négatifs sur les dépôts en euro de leurs clientèles, suite à la mise en application depuis deux ans de taux négatifs sur les montants déposés par les institutions bancaires au sein de la sacro-sainte institution qu’est la Banque Centrale Européenne.

L’institution Européenne basée à Francfort vise à relancer l’économie, mais elle pose des problèmes aux Associations des Banques et Banquiers, ainsi qu’au Associations de Consommateurs. Il est vrai que l’Allemagne étant très influencée par le modèle Américain, suite à la mise en place du Plan Marshall après la deuxième guerre mondial, favorise l’économie de marché par la facilitation du crédit. Mais il y a des limites, actuellement, les dépôts des banques sont plus importants que les crédits proposés, et ce pour une bonne raison, la conjoncture n’étant pas favorable au prêt d’argents, les candidats particuliers ou entreprise n’ayant pas ou plus les conditions optimales pour être solvable sur court ou long terme et se voit refuser leur prêts à cause du risque encouru.

Cette « mentalité très conservatrice des banques», même si elle est discutable, n’est que le fruit des expériences encore assez récentes de banques en faillite tel que la Fortis Belge ou bien d’autres établissements ayant pignon sur rue et une large clientèle, la crise des subprimes en 2008 ayant suffisamment imprégné les esprits.

Certaines banques implantées au Luxembourg, sol de la cour de justice européenne, ont indiqué au journaliste du journal l’Essentiel parue le 07 septembre 2016 (article disponible sur Essentiel.lu Epargner pourrait coûter de l’argent plus qu’en rapporter), disent ne pas envisager de répercuter les taux négatifs. BGL BNP PARIBAS indique « certains type de clientèles – considérées comme ‘ professionnelle ‘ - se voient déjà appliquer des frais sur leurs dépôts en euro » ; et RAIFFEISEN n’exclut pas « à l’avenir (…), sous certaines conditions » d’en faire autant.

L’Epargne est souvent composées de contrat à long terme chez les particuliers (mais aussi pour les entreprises).

Pour le particulier, le risque actuel est la suspension de ces contrats pour les raisons suivantes qui sont peut-être différentes par pays et en fonction du souscripteur:

  • La perte de son emploi par le souscripteur salarié en cas de chômage d’une durée supérieure à six mois
  • L’interruption involontaire de l’exercice d’une profession non salariée pendant la même durée
  • La mobilisation du souscripteur sous les drapeaux.

Les avantages de ses contrats sont la défiscalisation par l’injection des capitaux du particuliers via une épargne diversifiée qui laisse au souscripteur la possibilité de placer dans des valeurs mobilières, des obligations, des SICAV et autres produits d’investissement courant. Les dépôts en numéraire étant un moyen d’avoir pour une famille un fond de roulement disponible pour des frais imprévus, ou des remboursements échelonnés, ou tout simplement une garantie pour la banque.

Je ne citerai que mon grand-père ancien agent rural de la Caisse d’Epargne en France : « si tu déposes de l’argent dans une banque, c’est toi qui leur prête ton argent, tu es rémunéré, car c’est eux qui dorment sur ton ‘matelas’ ; si tu emprunte de l’argent à la banque, tu dors sur le ‘matelas’ de la banque, tu paies des intérêts ; fait en sorte d’avoir un bon matelas bien épais, et de pouvoir prêter à un autre contre rémunération ».

Si l’on revient à notre époque, et nous extrapolons la pensée des directeurs financiers de grandes entreprises que je ne citerai pas, l’argent de leur groupe doit rapporter de quelques manières que ce soit, et s’il est taxée alors débrouillons nous pour placer là où l’on ne le taxera pas. C’est tiré de mon expérience d’ancienne gestionnaire grands comptes de sociétés de réassurance captive.

« Les bonnes intentions » de la Banque Centrale Européenne sont louables, elles ressemblent étrangement à celles des années 70, qu’à cela ne tienne, rappelons qu’aujourd’hui la sidérurgie représentée par USINOR France est devenue ARCELOR MITAL groupe Indien, L’Or est rachetée à bas prix, et ne représente plus un Etalon financier, et le poids de l’ « étalon Fer » est sur d’autre continents, le poids de l’Or Noir nous échappe, et la manufacture mondiale est dorénavant en Chine premier pays épargnant au monde. Les Américains se réservant le droit d’être nos conseillés, (rappelons la crise du budget alloué au FBI).

Alors que reste-t’il à l’Union Européenne ? De l’énergie ? Peut-être le Nucléaire ? Le développement durable ?

Il y a juste une certitude, l’Union Européenne est championne toute catégorie de la donation, car elle a encore le droit de clamer au monde entier qu’elle est la première donatrice aux organisations caritatives au monde avec 50% des dons recensés toutes catégories.

Publié dans Article personnel

Commenter cet article